Flux numérique : conception et réalisation d’une prothèse implanto-portée

Dossier du mois de juin 2026 – Ao News #82 - Implantologie : anticipation des risques et optimisation thérapeutique


Télécharger
4 - Flux numérique AO 82.pdf
Document Adobe Acrobat 4.9 MB


Introduction

 

Le numérique a profondément transformé la prise en charge des restaurations implanto-portées. Les protocoles conventionnels reposent historiquement sur des empreintes physiques, des transferts analogiques et plusieurs étapes intermédiaires susceptibles d’introduire des imprécisions. L’intégration des technologies numériques permet aujourd’hui d’améliorer la précision, la reproductibilité et la communication entre le cabinet et le laboratoire. 

Dans le cas d’une restauration implanto-portée unitaire, le flux numérique ne se limite pas à la simple empreinte optique. Il s’inscrit dans une succession d’étapes comprenant l’acquisition des données cliniques, la conception numérique (CAO) et la fabrication assistée par ordinateur (FAO).

L’évolution des technologies numériques permet désormais de simuler virtuellement l’interaction entre l’implant, le pilier prothétique et les tissus péri-implantaires afin d’optimiser les résultats biologiques, mécaniques et esthétiques. (1), Lanis et al)

 

Préambule : application du flux numérique à la planification implantaire

 

Le flux numérique en implantologie s’articule classiquement autour de trois étapes fondamentales : l’acquisition des données, la conception numérique et la fabrication assistée par ordinateur. Ces trois phases constituent une chaîne de travail cohérente permettant d’assurer la précision de la planification implantaire et la reproductibilité du geste chirurgical.

 

Les outils numériques permettent aujourd’hui d’intégrer l’ensemble des données diagnostiques dans un environnement virtuel, facilitant l’analyse simultanée des structures anatomiques, de la position implantaire et du design prothétique. (Lanis et al)

 

La première étape correspond à l’acquisition des données. Celle-ci débute dès la première consultation et vise à recueillir l’ensemble des informations nécessaires à la planification du traitement. Elle repose sur la combinaison de plusieurs sources de données complémentaires, notamment une empreinte optique permettant l’enregistrement précis des structures dentaires et parodontales, un examen tomographique volumique à faisceau conique (CBCT) fournissant les informations tridimensionnelles relatives aux structures osseuses, ainsi que des photographies cliniques destinées à documenter l’environnement esthétique et fonctionnel. L’intégration de ces différents examens permet d’obtenir une représentation tridimensionnelle complète de la situation clinique. Fig. 1

 

La seconde étape correspond à la phase de conception numérique. Les données acquises sont alors fusionnées au sein d’un logiciel de planification implantaire afin de permettre une approche prothétiquement guidée. Dans cette logique, la position de l’implant est déterminée en fonction de la future restauration prothétique. Les données numériques peuvent être transmises au laboratoire de prothèse afin de réaliser un wax-up diagnostique numérique représentant la morphologie de la future restauration. Ce wax-up sert alors de référence pour positionner virtuellement l’implant dans une position optimale, conciliant les impératifs implantaires, prothétiques, biologiques et anatomiques. Fig. 2 à 4


La troisième étape correspond à la fabrication. À partir de la planification implantaire validée, un guide chirurgical peut être conçu puis fabriqué, le plus souvent par impression 3D en résine. 

Ces trois étapes - acquisition, conception et fabrication - constituent le socle du flux numérique en implantologie guidée. Une fois la phase chirurgicale réalisée et la cicatrisation implantaire obtenue, ce même schéma de travail est à nouveau appliqué lors de la phase prothétique afin de concevoir et fabriquer la restauration implantaire portée définitive. Fig 5 à 8



 

Acquisition des données

 

Empreinte optique

L’empreinte optique constitue la première étape du flux numérique. Elle a pour objectif de capter, avec la plus grande fidélité possible, les structures dentaires, gingivales et implantaires nécessaires à la conception de la future restauration. L’acquisition ne se limite pas à la simple morphologie des tissus : elle doit surtout permettre de transférer précisément la position tridimensionnelle de l’implant grâce à l’utilisation d’un scanbody ou corps de scannage.

Le champ opératoire doit être propre, sec et lisible. Une mauvaise visibilité du scanbody, la présence de salive, de sang ou de reflet parasite peut altérer le relevé numérique. Il faut aussi rappeler que l’empreinte ne concerne pas uniquement la zone implantaire. Pour qu’une restauration soit correctement conçue, il est indispensable d’enregistrer l’arcade concernée dans son ensemble, l’arcade antagoniste ainsi que le rapport intermaxillaire. La future couronne devra en effet s’intégrer à la fois dans un environnement statique - les dents adjacentes et les tissus - et dans un environnement dynamique - l’occlusion.

 

La géométrie d’un scanbody spécifique est reconnue par le logiciel de conception afin d’identifier la position exacte de la connexion implantaire. Plusieurs études ont montré que la conception, la hauteur et le matériau du scanbody peuvent influencer la précision de l’empreinte optique et la reconstruction numérique de la position implantaire, soulignant l’importance de sélectionner des composants compatibles avec la bibliothèque implantaire utilisée dans le logiciel de conception. (1)

Fig 9 à 13

 

Paramètres de la teinte 

 

L’acquisition numérique ne doit pas être comprise uniquement comme une acquisition géométrique. Dans une restauration unitaire, surtout en secteur esthétique, la transmission des paramètres de teinte, de texture et d’environnement tissulaire est tout aussi importante que la capture de la position implantaire. La détermination de la teinte d’une couronne implanto-portée ne se limite pas à la transmission d’un simple code de teintier. Même dans le cas d’une restauration monolithique en zircone en secteur postérieur, certaines informations chromatiques doivent être communiquées au laboratoire afin d’orienter le choix du disque ainsi que les étapes de maquillage et de glaçage. 

Dans les zones esthétiques, l’utilisation de photographies polarisées permet une analyse plus objective de la valeur et de certaines caractéristiques internes. En revanche, dans les secteurs postérieurs, des photographies associées à un teintier conventionnel sont généralement suffisantes, notamment grâce aux évolutions des zircones multicouches actuelles (par exemple Kuraray Noritake Katana™), qui permettent d’obtenir des résultats esthétiques satisfaisants avec des restaurations monolithiques. Fig 14

 

Conception numérique

 

Importation des données et reconnaissance implantaire sur Exocad

Les fichiers STL issus de l’empreinte optique sont importés dans le logiciel de conception (Exocad).Le scanbody est identifié à l’aide de la bibliothèque implantaire correspondante afin de positionner virtuellement la connexion implantaire.

Une erreur de bibliothèque ou de scanbody peut entraîner :

- un décalage de l’axe implantaire,

- une mauvaise profondeur de connexion,

- contraintes mécaniques sur la vis prothétique.

 

Matching avec le scanbody

Le scanbody et la Ti-Base doivent être considérés comme un ensemble numérique et prothétique indissociable. Le scanbody utilisé lors de l’empreinte optique n’est pas un simple accessoire interchangeable : il possède une géométrie spécifique reconnue par le logiciel de conception et associée à une bibliothèque numérique propre à chaque système implantaire et à chaque fabricant. Pour garantir la fiabilité de la conception prothétique, il est donc essentiel que le scanbody enregistré lors de l’empreinte, la bibliothèque sélectionnée dans le logiciel et la Ti-Base effectivement utilisée correspondent parfaitement au même système.

 

Toute discordance entre ces éléments peut entraîner ce que l’on appelle un « mismatch numérique ». Un scanbody mal identifié ou une bibliothèque incorrecte peut induire une erreur de reconstruction de la position implantaire, se traduisant par un décalage de l’axe implantaire, une profondeur de connexion incorrecte ou encore une rotation inadéquate de la restauration. Cliniquement, ces imprécisions peuvent générer des contraintes mécaniques sur la vis prothétique, un défaut d’adaptation de la restauration et, à terme, augmenter le risque de complications mécaniques ou biologiques.

 

Par ailleurs, une insertion incomplète ou incorrecte du scanbody dans la connexion implantaire peut également fausser la reconstruction numérique de la position de l’implant et entraîner un décalage de la future restauration. L’utilisation de scanbodies en titane présente dans ce contexte un avantage clinique, car elle permet un contrôle radiographique de leur parfaite insertion dans la connexion implantaire. Cette vérification constitue une étape de sécurité importante lors de l’empreinte optique, puisqu’une mauvaise position du scanbody peut entraîner des erreurs significatives dans l’ensemble du flux numérique prothétique. Fig 15 & 16


 

Choix de la Ti-Base : principes, indications et logique clinique

La Ti-Base (Titanium Base) constitue l’interface entre l’implant et la restauration céramique réalisée par CFAO. Dans les restaurations transvissées, la couronne est conçue autour de la Ti-Base afin de permettre le passage de la vis prothétique.

 

Le choix de la Ti-Base repose sur plusieurs paramètres.

  • Hauteur transgingivale : doit être adaptée à l’épaisseur des tissus mous. Une hauteur insuffisante peut entraîner une réponse inflammatoire et un remodelage osseux péri-implantaire. Autour des implants dentaires, une organisation tissulaire spécifique se met en place afin d’assurer l’étanchéité biologique entre le milieu oral et l’os sous-jacent. Cet ensemble, souvent comparé à l’espace biologique des dents naturelles, est constitué d’un épithélium de jonction péri-implantaire et d’une zone de tissu conjonctif supra-crestal. Bien que son organisation histologique diffère de celle observée autour des dents naturelles -notamment par l’absence d’insertion des fibres conjonctives dans la surface implantaire - cette attache péri-implantaire présente des dimensions relativement constantes, généralement comprises entre 3 et 4 mm. La formation et le maintien de cette barrière muco-biologique jouent un rôle essentiel dans la stabilité des tissus péri-implantaires et dans la prévention de la perte osseuse marginale. C’est pour cette raison que le choix de hauteur de la Ti-Base va être déterminant pour la santé péri-implantaire. (2)
  • Hauteur coronaire / Surface de rétention prothétique : influence la surface de collage entre la zircone et la Ti-Base, choisie en fonction de l’espace prothétique, du matériau de la prothèse et adaptable ou disponible en plusieurs longueurs. Une hauteur de collage insuffisante et mal adaptée entraînera des décollements de la couronne. Les contraintes biomécaniques mal adaptées et mal réparties sont des facteurs de complications prothétiques.
  • Diamètre du fût : doit permettre un profil d’émergence physiologique.  Ces paramètres influencent directement la stabilité mécanique et biologique de la restauration.

Le choix du pilier implantaire constitue un facteur déterminant dans la stabilité biologique et mécanique des restaurations implanto-portées. La géométrie, la hauteur et le profil d’émergence du pilier influencent directement la stabilité des tissus péri-implantaires. (3) Strauss et al. ont démontré que l’angle d’émergence de la restauration implanto-portée peut modifier la réponse biologique des tissus péri-implantaires, soulignant l’importance d’un design prothétique biologiquement guidé. (4)

Fig 17 à 19



 

Complications des restaurations sur Ti-Base

 

Les restaurations implanto portées collées sur Ti-Base présentent un bon taux de succès clinique, mais plusieurs complications mécaniques et biologiques ont été rapportées dans la littérature. Les complications les plus fréquemment décrites concernent le décollement de la couronne, le dévissage de la vis prothétique et les fractures du matériau restaurateur. (5)

 

Décollement de la couronne (debonding)

Le décollement de la couronne de la Ti-Base constitue l’une des complications mécaniques les plus fréquemment décrites dans les restaurations implantoportées en zircone collées. Néanmoins cette complication reste rare avec une incidence de 1 à 2% selon les études. (6) Cette complication peut être liée à plusieurs facteurs :

- surface de collage insuffisante,

- hauteur coronaire de la Ti-Base trop faible,

- préparation de surface inadéquate,contraintes occlusales excessives.

 

Certaines recherches en cours ont montré que l’augmentation de la surface de contact entre la zircone et la Ti-Base améliore significativement la résistance au debonding.

 

Dévissage de la vis prothétique

Le dévissage de la vis constitue l’une des complications mécaniques les plus fréquentes des restaurations implantoportées, qu’elles soient cimentées ou transvissées. Ce phénomène est généralement lié à :

- une mauvaise passivité de la restauration (dans des cas d’édentements pluraux),

- une surcharge occlusale,

- une adaptation imprécise de la connexion implantaire,

- un vissage non adapté aux recommandations du fabricant. 

 

Fracture de la restauration céramique

La fracture de la zircone ou de la céramique peut également survenir dans certaines situations :

- design prothétique inadéquat,

- épaisseurs minimales insuffisantes,

- contraintes occlusales élevées/surocclusions.

 

Aujourd’hui, les restaurations en full zircone monolithiques maquillées présentent beaucoup moins de fractures/chipping comparé a de la céramique stratifiée. (7)

Deux approches restauratrices sont actuellement utilisées pour les couronnes implantaires : les couronnes collées sur une base titane (Ti-base) et les piliers personnalisés. Les revues systématiques rapportent pour ces deux concepts des taux de survie élevés (>95 %), avec des profils de complications comparables. Les restaurations sur Ti-base offrent un flux de travail simplifié et un nombre réduit de composants prothétiques, tandis que les piliers personnalisés permettent un meilleur contrôle du profil d’émergence et du soutien des tissus mous péri-implantaires. 

 

Design de la dent en fonction du matériau

 

La conception de la couronne ne peut pas être dissociée du matériau choisi. Ici, dans le cas d’une restauration en zircone, le design doit répondre à des exigences mécaniques, esthétiques et fonctionnelles propres à ce matériau.

La zircone permet aujourd’hui la réalisation de restaurations implanto-portées unitaires avec une très bonne résistance, y compris la zircone monolithique. Cette résistance ne dispense pas de respecter certains principes de conception. Les épaisseurs minimales doivent être suffisantes, les zones de jonction avec la Ti-Base doivent être correctement dimensionnées, les transitions internes doivent être douces pour éviter les concentrations de contraintes, et l’occlusion doit être pensée pour limiter les surcharges, particulièrement sur implant pour éviter des forces obliques et horizontales et privilégier les forces verticales dans l’axe du fût. Fig 20 à 22


 

Fabrication

 

Usinage

Après validation de la conception, le projet entre dans la phase de fabrication. Le fichier CFAO est transmis vers le système d’usinage afin de produire la couronne monolithique en zircone. Cette étape, bien que très automatisée, n’est pas purement technique : elle implique aussi des choix opératoires qui influencent directement la qualité de la pièce finale.

Le positionnement de la restauration dans le disque de zircone peut avoir un impact sur le rendu final, notamment avec les disques multicouches où la distribution des teintes et des niveaux de translucidité varie selon la hauteur. Le choix des paramètres d’usinage, l’état des fraises, la stratégie de fraisage et la compensation du retrait de frittage participent également à la précision finale. (Ici pour l’usinage, une Targa by Opera System a été utilisée), en utilisant un disque Kuraray Noritake Multi Couches 

 

 

La CFAO ne supprime pas l’exigence technique ; elle la déplace. La précision obtenue au moment du design doit être conservée jusqu’à la fabrication, ce qui suppose un matériel bien calibré, une stratégie cohérente et une bonne connaissance du matériau. Les tiges de support d’usinage ont été découpées grâce aux fraises Komet conçues pour cet usage. 

 

Fig. 23. 

 

Assemblage et collage sur la Ti-Base

L’assemblage de la couronne en zircone sur la Ti-Base constitue une étape critique. La qualité de cette liaison conditionne la durabilité mécanique de la restauration. Il ne s’agit pas d’un simple collage, mais d’un protocole d’assemblage qui doit respecter à la fois la nature du titane, celle de la zircone et les recommandations du fabricant.

La Ti-Base doit être préparée selon les indications spécifiques du système utilisé. Certaines bases nécessitent une préparation de surface particulière, d’autres bénéficient de traitements industriels visant à améliorer l’adhésion. De son côté, la zircone doit généralement recevoir une préparation adaptée avant collage, souvent associée à l’utilisation d’un primer contenant un monomère fonctionnel compatible avec un sablage à l'oxyde d'alumine au préalable. Une grande importance de la passivité d’assemblage, de l’alignement correct de la pièce, de l’élimination soigneuse des excès et du contrôle final de l’emboîtement est nécessaire. Une liaison mal centrée ou un excès de matériau au niveau de la connexion peuvent perturber l’adaptation clinique. Fig 24 & 25


 

Maquillage, glaçage et finition

Une fois la pièce assemblée, la phase de finition permet de transformer une structure usinée fonctionnelle en une restauration intégrable cliniquement. Le maquillage et le glaçage ont pour objectif d’individualiser la restauration, d’ajuster sa teinte, d’améliorer son rendu de surface et d’optimiser son intégration parmi les dents adjacentes.

La texture de surface, la réflexion lumineuse, la transition cervicale et la qualité du polissage jouent un rôle majeur. Le polissage est particulièrement important au niveau des surfaces proches des tissus péri-implantaires et des zones fonctionnelles, la zircone étant un matériau très bien supporté par les tissus mous. Les études montrent qu’un polissage rigoureux doit être effectué autour des zones critiques au niveau du profil d’émergence. Des études ont montré une attache des tissus conjonctifs sur la zircone, créant une attache. Des grosses couches de glaze et de maquillage ne sont pas favorables à la création de cette attache. Fig 26 à 29

Livraison clinique

 

Essayage clinique

La phase de livraison clinique doit permettre de vérifier l’intégration de la restauration sur les plans mécanique, fonctionnel, biologique et esthétique. Avant la mise en place définitive et le rebouchage du puits de vis, il convient d’évaluer l’adaptation de la restauration, sa stabilité, les contacts proximaux, l’occlusion et le soutien tissulaire. A noter un léger blanchissement de la gencive en vestibulaire dû à la compression de la restauration. Cette légère ischémie montre généralement un bon soutien de la prothèse au niveau du profil d’émergence et assure une bonne adaptation. (Fig. 30)

 

La livraison se termine par la mise en place définitive de la restauration. Selon le type de restauration retenu, le protocole diffère, mais dans tous les cas il est indispensable de respecter les recommandations du fabricant pour le couple de vissage et de réaliser un contrôle rigoureux de l’interface implantaire. Ici la couronne est torquée à 35 N.cm.

 

La radiographie rétroalvéolaire de contrôle est particulièrement importante. Elle permet de vérifier l’absence d’interposition, la bonne assise de l’assemblage et l’adaptation de la partie prothétique à la connexion implantaire. 

 

Conclusion

 

Le flux numérique appliqué à la réalisation d’une prothèse implantoportée unitaire ne doit pas être considéré comme une simple succession d’outils technologiques. Il s’agit d’un véritable protocole clinique et prothétique global, dans lequel chaque étape influence la suivante. De l’empreinte optique à la livraison clinique, la précision du résultat final dépend autant de la qualité de l’acquisition que de la pertinence de la conception, du choix de la Ti-Base, du matériau utilisé et de la rigueur des étapes de fabrication et d’assemblage.

Dans ce contexte, la zircone associée à une Ti-Base s’intègre aujourd’hui comme une solution particulièrement cohérente pour de nombreuses restaurations unitaires, à condition que l’ensemble du flux soit maîtrisé. L’intérêt du numérique n’est donc pas seulement de gagner du temps, mais de mieux contrôler chaque maillon de la chaîne thérapeutique, dans une logique de précision, de reproductibilité et d’intégration clinique.

 

Remerciements à DIGISMILE et plus précisément Alexandre Guitou, Niloo Pezeshki pour leur travail et disponibilité pour la création de cet article. 

 

Bibliographie : 

1.Gehrke P, et al. A systematic review of factors impacting intraoral scanning accuracy in implant dentistry with emphasis on scan bodies. Int J Implant Dent. 2024. 

2.Berglundh T, Lindhe J, Ericsson I, Marinello CP, Liljenberg B, Thomsen P. The soft tissue barrier at implants and teeth. Clin Oral Implants Res. 1991;2(2):81-90.

3.Strauss FJ et al., 2024 – Journal of Clinical Periodontology

Wide Restorative Emergence Angle Increases Marginal Bone Loss and Impairs Integrity of the Junctional Epithelium of the Implant Supracrestal Complex DOI : 10.1111/jcpe.14070

4.The Influence of Abutment Selection in the Tridimensional Implant Position (JERD 2024). Lanis et Al. 

5.Pedrinaci, I., Hamilton, A., Lanis, A., Sanz, M. and Gallucci, G.O. (2024), The Bio-Restorative Concept for Implant-Supported Restorations. J Esthet Restor Dent, 36: 1516-1527. https://doi.org/10.1111/jerd.13306

6.Pjetursson BE, Thoma D, Jung R, Zwahlen M, Zembic A. A systematic review of the survival and complication rates of implant-supported FDPs. Clin Oral Implants Res. 2012.

7.Adolfo Di Fiore, Edoardo Stellini, Carlo Monaco, Burak Yilmaz,Clinical outcome of monolithic zirconia on bonded or mechanically retained prefabricated titanium-base: A 4-year retrospective study,Journal of Dentistry,Volume 150,2024,105350,ISSN 0300-5712,

8.Zhang Y, Lee JJ, Srikanth R, Lawn BR. Edge chipping and flexural resistance of monolithic ceramics. Dent Mater. 2013 Dec;29(12):1201-8. doi: 10.1016/j.dental.2013.09.004. Epub 2013 Oct 17. PMID: 24139756; PMCID: PMC4000448.