recouvrir une dénudation radiculaire, mythe ou réalité en 2019

Une grande réussite pour la 1ère soirée AOPJ, le 22/01/19, avec Marc Danan et Xavier Bensaid

Compte-rendu de Patrick Chelala et Cyril Licha

 

C’est le 22 janvier 2019 qu’a eu lieu la première conférence Alpha Omega Paris Jeunes (AOPJ) à la faculté de chirurgie dentaire de Montrouge.

 

19h30, les premiers participants se pressent à l’entrée pour se faire enregistrer pour la conférence malgré une journée frappée par la neige. Les laboratoires (Dexter, Labocast, MSD, Henry Schein et …) s’affairent à présenter leurs produits et le buffet au centre du couloir fait les premiers heureux.

 

20h, les étudiants se pressent dans l’amphithéâtre Michel Degrange et épuisent les quelques 140 places : c’est déjà un succès !

 

Léonard, président d’AOPJ, accueille les étudiants avec un beau discours, ainsi que nos deux conférenciers : Dr. Marc Danan et Dr. Xavier Bensaïd

 

La conférence démarre et le Dr Marc Danan prend la parole en annonçant quinze minutes de théorie.

 

L’année 2018 a été marquée par la publication d’une nouvelle classification de référence en parodontologie. Ainsi, la classification Chicago 2018 remplace Armitage 1999. Le Dr Danan prévient alors les étudiants qui préparent l’internat de bien la travailler.

Il détaille alors les principales nouveautés de cette classification qui intéresseront plus tard l’exposé de Xavier Bensaïd.

La classification de Cairo remplace alors celle de Miller, prérequis indispensable à la chirurgie mucco-gingivale.

Le Dr Danan a longuement insisté sur l’importance de l’analyse avant traitement orthodontique. Il arrive que des récessions parodontales iatrogènes apparaissent suite à des traitements en cours. Il faut être ortho-conscient, mais parfois il y a des ratés : « celui qui ne fait rien qui n’a pas d’échec ».

L’absence de tissu kératinisé n’est pas un facteur déclenchant de maladie parodontale, mais c’est un facteur de risque de récession gingivale. La position de la dent sur l’arcade est également un facteur essentiel à prendre en compte.

Marc Danan pose alors la question « peut-on traiter une récession au palais ? » La salle se plonge dans le silence : « impossible » déclare-t-il.

Trois quarts d’heure plus tard s’achève son intervention. Et les étudiants captivés applaudissent.

C’est au Dr Xavier Bensaïd de prendre la parole pour présenter la partie clinique de la conférence. Le sujet des composites de collet a été abordé : il vaut mieux ne pas en faire que de les faire dans des conditions non étanches ou débordants. Il est même possible de les faire à distance de la limite cervicale juxta-gingivale, le hiatus laissé permettant de stabiliser le futur greffon.

 

Beaucoup de photos et de vidéos ont été présentées pour le plus grand bonheur des étudiants. Différentes techniques ont été abordées à travers leurs tracés d’incisions, manipulations des greffons, sutures … Les étudiants de toutes les promotions y ont trouvé un intérêt en fonction de leurs acquis.

 

Les conférenciers nous ont présenté la possibilité de prélever un greffon en vestibulaire des secteurs maxillaires quand la quantité de tissu kératinisé est satisfaisante. La manipulation est assez compliquée, mais les suites post-opératoires sont moindres voire inexistantes.

 

Ce qu’il faut retenir c’est que l’anamnèse est indispensable (fumeurs, étiologies possibles) pour poser le diagnostic positif et étiologique de la lésion. Et la réévaluation avant la chirurgie l’est aussi : en effet, le pronostic à court, moyen et long terme est mauvais si le facteur étiologique n’a pas été corrigé. Par exemple, des lésions comme les bourrelets de Mac Call et les fentes de Stillman témoignent d’un brossage traumatique qu’il faudra corriger.

 

Finalement, c’est le projecteur qui décida de la fin de la conférence en s’éteignant, heureusement, sur la dernière diapo du Dr Bensaïd.

 

La pédagogie du Dr Danan captive tandis que la technique de Dr Bensaïd impressionne, et c’était un honneur de recevoir ce formidable duo pour la première conférence de la jeune équipe d’AOPJ.