Le Billet Etudiant

le monde dentaire vu par ses étudiants


 

 

Cyril Licha et Patrick Chelala,

Faculté dentaire de Montrouge



Novembre 2017


Octobre 2017

Bonjour à tous, nous revoici pour une nouvelle année qui commence !

 

Une année qui s'annonce chargée dès les premiers jours avec l'arrivée d'une nouvelle discipline qui en inquiète certains tandis que d'autres l'attendaient avec impatience : la pédodontie ! Autrement dit, quand la dimension psychologique de notre travail prend le dessus sur la compétence technique.

 

Quand apprendre à chanter la Reine des neiges devient décisif dans notre approche avec les petits patients, le service change, et travaille au rythme des merveilles de Disney.

 

Mais cette année est décisive pour beaucoup d'étudiants car à la fin de celle-ci, nous devons nous préparer pour le CSCT : Certificat de Synthèse Clinique et Thérapeutique. C’est ce certificat qui nous permettra en 6ème année de commencer les remplacements en cabinet, chose que nous attendons tous avec impatience.

 

À cela s’ajoute, pour certains (très nombreux cette année), la préparation du concours de l'internat, pour accéder aux spécialités d'orthodontie, chirurgie orale et médecine bucco-dentaire.

 

C’est donc avec un grand plaisir que nous pourrons partager avec vous les moments forts de notre scolarité à travers cet édito. Vous l’aurez compris, cette année s'annonce plus difficile que jamais !


Juillet 2017

Bonjour à tous !


Nous allons dans ce numéro revenir sur l’actualité de la faculté, car nous entrons dans la fameuse période des validations. Nous sommes tenus de valider aussi bien les examens écrits que la formation clinique afin de passer à l’année supérieure, ce qui n’est pas toujours facile !
Au moment où nous écrivons, certains étudiants attendent encore les résultats des examens écrits, tandis que d’autres se démènent à l’hôpital pour atteindre les objectifs fixés en début d’année. Cette année s’est montrée particulièrement difficile pour les étudiants à cause du mouvement de grève qui a empiété non seulement sur la formation théorique à la faculté - avec de nombreux cours annulés - mais également sur la formation clinique des nombreux étudiants qui se sont mobilisés pour défendre la profession.
La difficulté pour les enseignants a été de prendre en compte ce temps de grève et d’adapter en conséquence les critères de validation pour permettre aux étudiants de passer en cinquième année tout en ayant un niveau suffisant. Cette année a été un véritable tournant dans notre formation et dans notre vie car c’est notre première expérience professionnelle, notre première vrai immersion dans ce monde merveilleux mais difficile qu’est la dentisterie.
C’est ainsi que nous clôturons le dernier numéro de cette année, nous vous retrouverons de nouveau en septembre pour suivre l’actualité de la faculté de chirurgie dentaire de Montrouge !


Juin 2017

Bonjour à tous !

La grève est terminée, et malgré une mobilisation très forte des étudiants et des praticiens, le monde politique et publique ne semble pas réagir au tableau noir que l’on a pu dresser pour la dentisterie de demain. Si certains candidats pouvaient laisser espérer une annulation du règlement arbitral de Marisol Touraine, ce n’est clairement plus le cas aujourd’hui. L’avenir de la profession demeure incertain, car aucun des deux candidats présents au deuxième tour ne semble s’exprimer clairement concernant notre situation.

 

Tant à la faculté qu’au centre de soin, le débat politique est entré dans toutes les conversations. Le réalisme nous oblige à penser qu’il va falloir faire avec ce règlement arbitral et s’adapter. Bien que nous ne soyons pas encore rentrés dans le monde du travail, notre avenir nous inquiète et beaucoup pensent à partir exercer à l’étranger. Petit à petit, nous nous dirigeons vers une histoire qui se répète, celle de centres dentaires «Dentexia» qui font baisser les prix, sans penser aux conséquences et transforme la santé en un commerce.

A l’heure où l’on écrit cet article, la nouvelle ministre de la santé Agnès Buzyn du gouvernement d’Edouard Philippe est sollicitée par les différents syndicats dentaires. Peut-on espérer l’annulation du règlement arbitral ?

Les étudiants attendent une réponse claire de la de la nouvelle administration et restent prêt à la mobilisation.


Avril 2017

Bonjour à tous !

 

Nous avons voulu innover cet édito en évitant de parler de la grève nationale des chirurgiens-dentistes, et nous concentrer sur la vie étudiante à la faculté. Nous nous sommes très rapidement rendu compte que cela allait être compliqué.

La vie de la faculté a complètement été interrompue par les récents évènements : les enseignements dirigés obligatoires sont devenus facultatifs afin de permettre aux étudiants de manifester, et leur présence aux cours magistraux se fait rare.

 

La reconduction de la grève hospitalo-universitaire a été votée jusqu’au 24 mars pour continuer à faire pression et surtout faire du bruit. Il nous a été communiqué par l’APHP que l’impact financier de notre grève ne se faisait pas ressentir. Le seul moyen de se faire entendre étant apparemment de bloquer totalement l’accès aux différents services d’odontologie (comme cela a été fait à Reims par exemple).

Le 3 mars 2017, plus de 10 000 personnes se sont rassemblées place Vauban afin de protester contre l’arbitrage de Marisol Touraine délivré le 8 mars 2017 et communiqué le lendemain.

 

Comme on pouvait s’y attendre, cet arbitrage se veut très défavorable à notre profession.

 

Les grands points notables sont les suivants :

- Des revalorisations mineures de certains actes (par exemple, le composite 3 faces passe de 41€ à 67€)

- Des plafonds concernant les soins prothétiques : l’onlay à 295€, la prothèse adjointe complète à 985€, l’inlay core à 190€, ou encore la couronne céramo-métallique à 510€…

- Aucune revalorisation des actes d’endodontie ou des avulsions (une revalorisation de ces actes faisait pourtant partie des dernières propositions de l’UNCAM)

 

L’incompréhension est totale : comment peut-on aller vers une politique de prévention en continuant à se déresponsabiliser sur les soins conservateurs ?

 

Face à cela, la profession s’inquiète. Certains étudiants pensent déjà à partir travailler à l’étranger. Lors de la première assemblée générale de la faculté de Montrouge a été évoquée la question du déconventionnement, sujet qui a très rapidement été « étouffé » sous prétexte qu’il n’était pas encore d’actualité à l’époque. L’est-il aujourd’hui ? La solution serait-elle celle d’un déconventionnement généralisé de la profession ?

Ce déconventionnement n’est pas dans l’intérêt des patients : seuls les plus fortunés pourront bénéficier des soins selon les données acquises de la science dans le cadre de ce système à deux vitesses.


Février 2017

Bonjour à tous,

 

Pour ce numéro consacré à la radiologie, nous allons vous parler de la grève ! Cette grève qui a permis de rassembler étudiants, dentistes et prothésistes autour d’une manifestation de grande ampleur le 27 janvier. Pour plus de détails sur les évènements relatifs aux négociations qui ont eu lieu au mois de janvier, vous pouvez consulter le communiqué que nous avons rédigé, disponible sur ce site www.aonews-lemag.fr.

 

Nous allons aujourd’hui parler de l’impact de cette grève sur la vie des étudiants. Ils ont été très nombreux à se mobiliser contre l’arbitrage imposé par Marisol Touraine, soutenus par leurs professeurs. Ces derniers ont voté la grève universitaire en plus de la grève hospitalière, pour faire pression à la fois sur l’APHP, le ministère de la Santé, ainsi que le ministère de l’enseignement supérieur. Le but étant de donner le temps aux étudiants de manifester afin de répandre l’information au maximum, aussi bien auprès des passants que des médias.

 

Tous les moyens sont bons pour combattre la désinformation. Des manifestations dans la rue attirent les médias télévisés à la recherche d’interviews. De plus, certains reportages ont été réalisés au sein de cabinets dentaires pour expliquer la situation aux français, sans déformation de nos propos. Publiquement, la ministre de la Santé n’évoque pas notre situation, même lorsque les étudiants sont présents en masse devant RTL lors de son interview en direct.

 

Il faut savoir que les personnes interpellées lors de manifestations dans la rue comprennent pour la plupart notre situation et nos revendications : ils sont même prêts à signer une pétition pour nous donner du poids.

 

Ainsi, les étudiants mettent en pause leur cursus théorique et pratique pour sauver l’avenir de la profession, pour s’assurer que ce qui leur est enseigné sera applicable. Pour que les dentistes de demain ne pratiquent pas la dentisterie des années 80.

 

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