Pris sur le web

L pénurie de médicaments vitaux a atteint un record en 2017

AONews #17- Avril 2018

Lannée dernière, 530 médicaments ont été en rupture d’approvisionnement, soit 30% de plus qu’en 2016 et 12 fois plus qu’en 2008. Un phénomène structurel, principalement dû à des difficultés de production.

Le problème s’est encore posé très récemment, lorsque le laboratoire pharmaceutique Sandoz a annoncé en octobre 2017 que son antibiotique indiqué dans le traitement de la syphilis serait en rupture de stock pendant 6 mois. Comme ce médicament, 530 produits figurant sur la liste des médicaments d’intérêt thérapeutique majeur (MITM) ont fait l’objet d’une rupture de stock et/ou de tensions d’approvisionnement en 2017, selon une information de l’Agence du médicament (ANSM) rendue publique le 28 février par nos confrères du Parisien.

 

Qu’est-ce qu’une rupture d’approvisionnement?

Il est question de rupture d’approvisionnement d’un médicament dès lors qu’une pharmacie de ville ou d’hôpital se trouve dans l’impossibilité de le délivrer à un patient dans un délai de 72 heures. Dans le cas des MITM, une pénurie peut aller jusqu’à mettre en jeu le pronostic vital des malades, avec notamment des ruptures de soins, des arrêts de traitements chroniques ou encore des reports d’opérations. En tête des médicaments les plus touchés figurent les anti-infectieux, dont les vaccins, les médicaments du système nerveux (épilepsie, maladie de Parkinson...) ainsi que les anticancéreux.

Déjà, dans un rapport d’activité publié en 2015, l’Agence du médicament jugeait la situation préoccupante. Cette année-là, 391 médicaments avaient été en rupture d’approvisionnement, contre seulement 44 en 2008. Par la suite, entre 2013 et 2016, la tendance s’est stabilisée aux alentours de 400 médicaments. Mais le phénomène s’est fortement accentué en 2017. Comment cela s’explique-t-il?

 

À quoi sont dues ces ruptures d’approvisionnements?

Elles sont tantôt imputables à des difficultés liées à la production (capacité de production insuffisante, retard, manque ou absence des matières premières, mauvaises prévisions de vente, défaut de qualité, incident...), tantôt à un arrêt de commercialisation ou encore à des problèmes logistiques responsables d’une rupture de la chaîne de distribution. Des phénomènes accentués par la concentration et la délocalisation des usines, ainsi que par le mode de production en flux tendu (pas de stock).

Désormais, 60% à 80% du volume de matières premières à usage pharmaceutique sont fabriqués en dehors de l’Union Européenne. Or ce taux ne dépassait pas 20% il y a 30 ans, selon un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales. «À des milliers de kilomètres des sources de production, tout aléa politique, informatique, industriel, climatique, de transport, a immédiatement beaucoup plus d’impact. Toute la chaîne peut se retrouver bloquée en raison de la rupture d’un simple excipient», illustre l’Ordre des pharmaciens. En clair, il suffit d’un grain de sable pour endommager cet engrenage titanesque. Ce nombre important de ruptures de stock de médicaments vitaux n’est toutefois pas propre à la France. Il s’exprime «à l’identique à l’échelle européenne et internationale», rappelle l’Agence française du médicament, qui ajoute que «dans un pays comme la France où l’offre en médicaments est très importante et diversifiée, le nombre de signalements reste relativement limité au regard du nombre important de spécialités commercialisées».

 

Que se passe-t-il en cas de pénurie?

Depuis 2012, les laboratoires pharmaceutiques sont tenus d’informer l’Agence du médicament de tout risque de rupture de stock, mais aussi de mettre en place, de concert avec l’Agence, des solutions alternatives permettant de faire face à la situation. En parallèle, l’ANSM informe les professionnels de santé et les associations de patients des ruptures d’approvisionnement effectives ou anticipées et précise, s’il y a lieu, les recommandations éventuelles pour gérer cette pénurie. Il peut s’agir d’un report sur des médicaments concurrents ou d’une importation de médicaments disponibles à l’étranger ne disposant pas d’autorisation de mise sur le marché en France.

Sante.lefigaro – Publié le 28/02/2018



Equinoxe de printemps 2018... 7 raisons pour lesquelles l'arrivée des beaux jours nous épuise !

AONews #17 - Avril 2018

Le printemps est enfin arrivé depuis ce mardi 20 mars, jour de l'équinoxe en 2018. Les jours sont plus lumineux, la brise plus douce... et, pourtant, vous êtes peut-être épuisés!

On s'attend toujours à se sentir plein d'énergie après la semi­-hibernation qui nous a protégés des rigueurs hivernales. C'est sans compter cette horrible léthargie qui nous tombe dessus lors des changements de saison. Selon Natalie Dautovich, chercheuse environnementale à la fondation du sommeil américaine, notre corps met souvent un peu de temps pour adapter son cycle veille-­sommeil à la nouvelle saison, raison de ce manque de tonus. Combinez ce bouleversement biologique aux variations comportementales issues de notre subconscient et vous obtiendrez tous les ingrédients qui génèrent de la fatigue. Mais si vous parvenez à identifier ce qui affecte votre sommeil, que ce soit en termes de qualité ou de quantité, vous aurez déjà accompli l'essentiel. Vous vous demandez pourquoi vous êtes trop épuisé pour profiter du soleil? Voici les sept responsables de vos bâillements!

 

Cette #@!$% d'heure d'été

Certes, en mars, nos soirées ont gagné une heure de soleil dans la nuit du 24 au 25 mars, mais ce n'est pas pour autant que nous sommes pressés de nous lever de bon matin quand le réveil se met à sonner. "L'heure d'été entraîne une désynchronisation entre l'heure solaire, celle de nos montres et notre cycle circadien", explique Natalie Dautovich au HuffPost. Chacun finit par s'y habituer, mais à son rythme. Ceux pour qui l'adaptation est plus longue ressentiront davantage la fatigue, surtout en milieu d'après-­midi. "Notre corps aime les routines, et le cycle veille-sommeil est particulièrement sensible, ce qui explique qu'un changement d'horaire puisse le perturber."

 

Les fleurs –superbes, certes– qui nous font éternuer

Si vous ne parvenez pas à dormir d'un sommeil profond et réparateur une fois le printemps venu, c'est peut­-être bien à cause d'une allergie. Une étude de l'Asthma and Allergy Foundation of America publiée en 2013 a constaté que, dans 59 % des cas, les rhinites entraînaient des troubles du sommeil. Et même si vous n'êtes pas allergique, votre partenaire l'est peut-­être: 48% des gens affirment être dérangés par les ronflements et reniflements de leur conjoint. Si les traitements prescrits par votre médecin ne suffisent pas, testez ces six astuces naturelles contre les allergies au pollen.

 

Ce soleil magnifique !

Certes, les jours sont de plus en plus longs, mais il est difficile de s'en rendre compte aux aurores. "La luminosité joue un rôle primordial au réveil. Quand on se lève et qu'il fait noir, notre corps a du mal à s'y faire", ajoute Dautovich. "Pour y remédier, privilégiez une bonne exposition à la lumière dans la journée, et surtout le matin.Si votre bureau est trop sombre, prenez votre petit café du matin à l'extérieur pour éviter le coup de barre en milieu de journée".

 

Les petits oiseaux qui font un boucan pas possible

On sait maintenant qu'il est important d'avoir une chambre fraîche, sombre et silencieuse. Si nous pouvons contrôler les bruits de la maison et laisser notre téléphone dans une autre pièce, nous sommes en revanche impuissants face aux oiseaux qui pépient dès cinq heures, juste derrière la fenêtre (ou face aux bruits de klaxons, pour ceux qui habitent en ville). Si les bruits extérieurs vous dérangent vraiment, il est peut­-être temps de penser à investir dans des fenêtres à double ­vitrage et des rideaux épais.

 

Que de temps libre !

Les beaux jours nous rendent généralement plus optimistes, dans la mesure où nous avons l'impression de pouvoir faire tellement plus de choses, et que nous pensons être plus énergiques. Mais le corps ne suit pas forcément. Vous aurez peut-­être envie de faire davantage de sport ou de profiter du surcroît de lumière pour décaler votre séance d'exercice physique. Sachez cependant que le fait de pratiquer une activité intense avant d'aller au lit gêne le ralentissement progressif du rythme corporel. Mieux vaut donc conserver vos habitudes (si elles s'accordent avec votre rythme de sommeil) pendant les changements de saison.

 

Des happy hours à n'en plus finir !

Toutes ces heures de soleil en plus sont autant d'occasions de sortir entre amis! En semaine, ça consiste généralement à se rendre au bar du coin pour quelques bières. Mais cette tradition, bien que fort agréable, ne favorise pas le sommeil réparateur. "On sait désormais que consommer de l'alcool deux ou trois heures avant le coucher peut perturber nos nuits", remarque Dautovich. Il est préférable de limiter le nombre d'activités dans une même journée, surtout si elles s'annoncent alcoolisées.

 

Avec l'arrivée tant attendue du printemps, nous en oublions de dormir !

"L'augmentation de la température et de la luminosité peuvent entraîner une désynchronisation lors des périodes d'activités intenses. Ce changement impacte le cycle circadien, et il est difficile de compenser les heures de repos perdues. Au quotidien, il est important de penser un peu plus à notre sommeil, comme nous le faisons avec d'autres aspects de notre santé et de notre vie", conclut notre spécialiste.

 

Si vous n'arrivez plus à faire des nuits complètes, essayez de noter l'heure à laquelle vous vous couchez. Que vous utilisiez des gadgets high­tech ou un bon vieux cahier, faire l'effort de surveiller vos horaires peut permettre de comprendre les liens entre sommeil, environnement et comportement. Et, surtout, ce qui est susceptible de vous aider à mieux dormir.

Publié le 20 03 2018, Huffingtonpost.fr