Interview du Pr Paul Mariani

Coordinateur de la French Day, Symposium Nobel Biocare, 23-26 juin 2016, New York

AON. Paul Mariani, vous avez coordonné la journée française avec l’équipe de Nobel Biocare France comme une partition à 4 mains ?

 

Paul Mariani : Oui, la symbiose l’équipe et moi-même dans le rôle d’animateur de cette séance a été parfaite. Comme cela doit toujours être le cas entre des hommes responsables et soucieux de la réussite d’une entreprise beaucoup plus essentielle qu’eux-mêmes. Car il faut bien mesurer les choses à leur juste valeur : obtenir et organiser une journée uniquement française dans un Symposium Mondial est déjà une prouesse, qui reflète bien l’importance qu’a pris notre pays dans le domaine de l’implantologie. Tous ceci, grâce à des praticiens d’exception qui cultivent la connaissance, l’expérience clinique et sont aussi passionnés par le partage de ces connaissances et de cette expérience.

La seconde prouesse est la grande réussite de cette journée qui tient en grande partie à la qualité des conférenciers et de l’expression de leur savoir, mais bien entendu, cette réussite qualitative, ne serait rien si un auditoire important en nombre et enthousiaste n’avait pas suivi le programme proposé.

Ceci par une très belle journée de juin où il était difficile de ne pas succomber à l’attrait de cette ville magnifique qu’est New York.

 

AON. De l'édenté unitaire à l'édenté total, votre choix d'intervenants était...très éclectique !

 

P. M. : Si l’on regarde bien notre programme, il répond à une grande attente, celle des patients et à son corollaire, la réponse à leur apporter. L’accroissement considérable des données scientifiques et techniques en implantologie pose au praticien de nombreux et nouveaux problèmes.

L’exigence, justifiée, des patients pose de son coté d’autres problèmes. Nos réponses à ces deux problématiques se sont faites dans trois directions :

- La prise de décision : que faut-il proposer dans le cadre d’un traitement global et souvent pluri disciplinaire? Quelles sont les attentes des patients? Quels sont nos objectifs communs ?

- Comment atteindre les objectifs fixés, quels protocoles opératoires, quelle hiérarchisation des actes cliniques? Cela devient complexe et demande à beaucoup de praticiens un réel effort ;

- Enfin, le troisième volet concerne l’irruption incontournable des protocoles digitaux, que l’on appelle souvent protocoles intégrés. Ces protocoles vont bouleverser notre exercice et ne peuvent plus être éludés.

 

Les réponses des conférenciers ont été d’une grande qualité et on peut dire que les objectifs que nous nous étions fixés ont été largement dépassés. Les prestations de nos conférenciers, saluées par les consœurs et confrères présents, ont été d’un réel niveau international, largement du niveau des conférenciers de la partie internationale.

 

AON. Le flux numérique et la planification sont des sujets centraux...dont on ne peut plus faire l'impasse aujourd'hui ?

 

P.M. : Je viens de dire en effet qu’il s’agissait là du troisième volet ou du troisième pilier de notre journée. En effet, le numérique est en train de prendre une envolée aussi incroyable que fulgurante dans le domaine odontologique. Depuis le lancement de Procera en1983 par un des visionnaires de la révolution numérique, le Dr Matts ANDERSON, que de progrès et déjà que de services rendus aux praticiens et aux patients !

Ce que l’on sait faire et mettre en pratique est déjà impressionnant! L’intégration de toutes les données cliniques, techniques, esthétiques est sous nos yeux, et pour beaucoup a déjà pénétré dans nos exercices. Mais à ce que je sais, l’avenir sera encore plus grandiose ! Les moyens investis par Nobel Biocare dans le domaine, le regroupement et l’extension des différents centres de recherche promettent une synthèse qui va certainement encore révolutionner et simplifier l’intégration du numérique dans nos exercices.

Il est encore temps de ne pas manquer le train de l’avenir ! Avenir parfaitement illustré par les dernières innovations qui entrent dans la vie quotidienne, pour n’en citer qu’une, le système OnOne qui en éloignant l’attache épithéliale de la jonction implant/pilier va désormais réduire notre inquiétude vis-à-vis de la péri-implantite.

 

Propos recueillis par André Sebbag

 

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