ET SI ON PARLAIT NUMÉRIQUE • 1er VOLET

Ao News #79 | décembre 2025


À propos... Bruno Pélissier
Que de chemin parcouru depuis 1981, année de mon diplôme…
Fier de l’obtention du diplôme de chirurgien-dentiste en juin 81, je partais faire mes classes dans le service de santé des armées à Libourne ; le choc fut
grand lorsqu’il fallut monter dans des vieux camions militaires. Je devais faire l’armée ! Je ne garde pas un très bon souvenir de ces classes, mais de nombreux souvenirs d’amitiés, de voyages en train et en voiture, de respect de la hiérarchie et du vivre en groupe restent gravés dans ma mémoire. Je pense qu’il serait temps de rétablir l’armée pour inculquer certaines valeurs aux jeunes actuels.
Suis-je pessimiste, peut-être, surtout quand on a connu les années 70-80. Suis-je devenu un vieux schnock ? Conflits de générations ? En réalité la situation actuelle me préoccupe beaucoup et me fait peur pour ma fille et nos enfants. Beaucoup de choses doivent changer ! Mais je n’aime pas la
politique comme beaucoup de Français.

Si beaucoup de choses doivent changer la dentisterie a vraiment évolué. Dans les années 80, la dentisterie était traditionnelle et mécaniste, invasive ; puis, peu à peu, la révolution adhésive a changé notre approche. La dentisterie est devenue non invasive et le collage direct et indirect a modifié notre façon de traiter nos patients. Ce ne fut pas simple au début avec de nombreux échecs, des décollements, de nombreuses sensibilités postopératoires, de reprises de caries. Je me rappelle qu’avec Olivier Jouines, assistants à la faculté de Montpellier très traditionnelle et invasive, nous voulions faire au début des composites en postérieurs surtout pour les classes I. Les anciens professeurs nous interdisaient de le faire et nous traitaient d’inconscients. Pour nous, il fallait prendre le train de la première révolution dentaire à savoir l’adhésion et nous l’avons pris.
Je tiens vraiment à rendre hommage au Professeur Jean-Louis Brouillet, mon mentor, clinicien hors
pair mais aussi chercheur (je me souviens de ces magnifiques coupes et MEB sur l’inflammation
pulpaire) qui m’a fait l’honneur de venir faire des cours dans mes premiers DU esthétiques. Ces cas cliniques antérieurs et postérieurs nous ont montré la voie à prendre.
Depuis, sa philosophie sur l’herméticité a fait l’unanimité et grâce à de nombreux confrères, la dentisterie s’inscrit actuellement dans le gradient thérapeutique mis à jour par Gil Tirlet et Jean Pierre Attal, dignes élèves du Professeur Degrange.

Pour moi, une autre rencontre aura marqué ma vie professionnelle, c’est celle avec le Professeur François Duret. Et ce n’est pas sur le sujet de la CFAO, qui a fait sa renommée mondiale, mais sur les lampes à polymériser qui grâce à lui a été mon sujet de prédilection dans toute ma carrière
universitaire. Ah la sacrée lampe plasma qui a été à l’origine de nombreuses polémiques, mais qui a permis de mettre un grand coup de pied dans la photopolymérisation trop longue des composites.
J’ai également pu le côtoyer et travailler sur la CFAO, lui, père de cette géniale invention. Cela révolutionne de plus en plus la pratique dentaire au même titre que l’adhésion. Cela a mis du temps mais cette explosion numérique est présente tous les domaines de notre quotidien et notre exercice est vraiment bouleversé. Au train de l’adhésion se sont accrochés des wagons du numérique, et ce train roule à très grande vitesse. La caméra de prise d’empreinte optique est aujourd’hui de plus en plus présente dans les cabinets dentaires, les centres mais aussi et surtout dans nos facultés où les étudiants peuvent les manipuler ; elle devient même un instrument banal comme la lampe à polymériser et d’autres outils. Tout cela a permis de passer au flux numérique actuel avec de nombreuses applications vraiment impressionnantes. Mais ces technologies doivent être au service du praticien et non pas l’inverse. Le praticien est le chef d’orchestre dans la mise en place des traitements dentaires et responsable des plans de traitements.

Que de chemin parcouru par notre profession très diversifiée mais de plus en plus chronophage administrativement…

 


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1. Mise en charge immédiate M. Bons - AO
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Introduction
Les outils numériques ne sont pas nouveaux, mais leur pertinence s’accroît lorsqu’ils permettent de dépasser les méthodes « conventionnelles » en termes de précision, de rapidité et de reproductibilité des interventions. Une des premières limites de ce flux numérique résidait dans le fait de devoir sortir de celui-ci à certains moments de la chaîne, puis d’y revenir, ce qui pouvait être à la fois chronophage et source d’erreurs. Article et bibliographie


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2. La segmentation L. Belrepayre AON 79
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De nombreux outils numériques sont à notre disposition à l’heure actuelle, et sont d’une aide précieuse dans la planification de plan de traitements globaux prothétiques ou implantaires entre autres. Les empreintes optiques, cone beam, wax up digitaux et autres supports numériques apportent de nombreuses informations complémentaires aux examens cliniques, qu’ils soient étudiés isolément ou combinés entre eux. Article et bibliographie


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3. Restaurations composites J Ramperez K
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L’émergence et le développement des technologies numériques ont profondément transformé la pratique de la dentisterie. En facilitant la planification, en augmentant la prévisibilité et la reproductibilité des traitements, et en réduisant le temps de travail au fauteuil, ces outils se révèlent être de précieux alliés pour le praticien moderne. Article


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